La Filière Endométriose en Guadeloupe, dans les Îles du Sud et les Îles du Nord
Mieux comprendre, mieux orienter, mieux accompagner.
La Filière Endométriose
Parce que chaque parcours est unique, mieux comprendre l’endométriose, c’est aussi mieux accompagner celles et ceux qui vivent avec la maladie.
La Filière Endométriose de la Guadeloupe, des Îles du Sud et des Îles du Nord rassemble les acteurs du territoire autour d’un objectif commun : faciliter l’accès à une information fiable, à une orientation adaptée et à une prise en charge coordonnée.
De la prévention au diagnostic, de l’orientation aux soins spécialisés, la filière contribue à structurer les parcours et à rapprocher les ressources des personnes concernées, en Guadeloupe, dans les Îles du Sud et les Îles du Nord
Les Missions de la Filière Endométriose
Les missions de la Filière Endométriose
La Filière Endométriose Guadeloupe a pour objectif de structurer et coordonner le parcours de santé des personnes concernées par l’endométriose, en fédérant les acteurs du territoire.
Faciliter l’accès au diagnostic, aux soins et à une orientation adaptée, en fonction des besoins de chaque personne et de son parcours.
Identifier, fédérer et mettre en réseau les acteurs du territoire, notamment à travers l’annuaire de la Filière, afin de mieux faire connaître les ressources disponibles et de faciliter l’orientation des patientes.
Coordonner les acteurs et structurer les parcours de soins sur l’ensemble du territoire, en favorisant la complémentarité entre les différents niveaux de recours.
Développer la formation, l’information et la sensibilisation des professionnels de santé, des patientes, de leurs proches et du grand public.
Favoriser la concertation pluriprofessionnelle et la participation des patientes, notamment à travers les RCP, tout en soutenant les projets de recherche et d’innovation autour de l’endométriose.
grrgr
ggrgrgrgr
Cancer du sein : prévenir, repérer, se faire dépister
À l’occasion d’Octobre Rose, le premier épisode de Prenez soin de vous, le rendez-vous santé de Radio Massabielle et du GIP-RASPEG DAC-DSR Guadeloupe et Îles du Sud, était consacré à la prévention et au dépistage du cancer du sein. Quels facteurs de risque peut-on réduire ? À quels changements faut-il être attentive ? Et comment fonctionne le dépistage organisé en Guadeloupe ? Voici les principaux repères à retenir.
Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme. Le risque augmente notamment avec l’âge : environ 80 % des cancers du sein surviennent après 50 ans. Lorsqu’il est détecté tôt, il se guérit dans 9 cas sur 10.
Sur notre territoire, le CRCDC 971 estime qu’environ 200 femmes sont touchées chaque année par un cancer du sein en Guadeloupe, à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy. Dépistage Cancers Guadeloupe
Prévenir : agir sur ce que l’on peut modifier
Tous les cancers du sein ne peuvent pas être évités. Certains facteurs de risque ne sont pas modifiables, comme l’âge, certains antécédents personnels ou familiaux ou certaines prédispositions génétiques.
Il est néanmoins possible d’agir sur plusieurs facteurs liés au mode de vie : pratiquer une activité physique régulière, limiter la consommation d’alcool, ne pas fumer, maintenir une alimentation équilibrée et prévenir le surpoids participent plus largement à la prévention des cancers et des maladies chroniques.
La prévention ne consiste donc pas à promettre qu’un cancer n’arrivera jamais — et une personne qui développe un cancer n’en est évidemment pas responsable. Il s’agit de réduire autant que possible les facteurs de risque sur lesquels nous pouvons agir.
Connaître ses seins et ne pas banaliser un changement
Entre deux consultations ou deux mammographies, il est important de rester attentive à tout changement inhabituel.
Une grosseur dans un sein ou sous l’aisselle, une modification récente de la forme du sein, une rétraction du mamelon, une rougeur, un aspect de peau d’orange ou encore un écoulement inhabituel sont autant de signes qui doivent conduire à demander un avis médical.
Ces signes ne signifient pas automatiquement qu’il s’agit d’un cancer. Mais ils ne doivent pas être ignorés.
Le bon réflexe est simple :
Si quelque chose change, on consulte sans attendre le prochain dépistage.
Un examen clinique régulier des seins par un médecin, un gynécologue ou une sage-femme fait également partie du suivi de santé.
Le dépistage organisé : pourquoi de 50 à 74 ans ?
Le programme national de dépistage organisé s’adresse aux femmes de 50 à 74 ans, sans symptôme et sans facteur de risque particulier autre que l’âge.
Tous les deux ans, elles sont invitées par l’Assurance Maladie à réaliser une mammographie auprès d’un radiologue agréé. L’examen clinique et la mammographie réalisés dans ce cadre sont pris en charge à 100 %, sans avance de frais. Ameli
Pourquoi commencer à 50 ans ? Parce que le risque augmente avec l’âge et que la très grande majorité des cancers du sein apparaît après cet âge.
Cela ne signifie pas pour autant qu’il n’y a rien à faire avant 50 ans ou après 74 ans.
Avant 50 ans, un dépistage systématique n’est pas recommandé chez une femme sans facteur de risque particulier. En revanche, certaines situations notamment des antécédents personnels, familiaux ou un risque génétique justifient une surveillance individualisée. Après 74 ans, la poursuite du dépistage est discutée avec le professionnel de santé en fonction de la situation de chaque femme.
Un programme qui apporte aussi une garantie de qualité
Le dépistage organisé ne se résume pas à « faire une mammographie ».
Les radiologues participant au programme répondent à des critères précis de qualité. Lorsque la mammographie est considérée comme normale lors de la première lecture, elle bénéficie d’une seconde lecture par un autre radiologue agréé. Cette seconde lecture permet de détecter en moyenne plus de 6 % des cancers qui n’avaient pas été identifiés lors de la première lecture. Ameli
En Guadeloupe, une participation qui reste à renforcer
Sur la période 2024-2025, 42,5 % des femmes concernées en Guadeloupe ont participé au programme organisé de dépistage du cancer du sein. Cela représente moins d’une femme sur deux parmi la population cible.
Ce chiffre ne permet pas, à lui seul, d’expliquer pourquoi certaines femmes ne participent pas au dépistage. Il rappelle néanmoins l’importance de rendre l’information accessible et de permettre à chacune de savoir si elle est concernée, comment accéder au dépistage et vers qui se tourner en cas de question.
Le CRCDC 971 participe à la mise en œuvre opérationnelle et au suivi des programmes organisés de dépistage des cancers en Guadeloupe, à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy.
Les invitations sont désormais adressées par l’Assurance Maladie. Les femmes de 50 à 74 ans concernées peuvent également retrouver leur invitation dans leur compte ameli et choisir un radiologue agréé participant au programme.
Les 3 repères à retenir
1. J’agis sur les facteurs de risque que je peux modifier.
Bouger davantage, ne pas fumer, limiter l’alcool et prendre soin de son alimentation participent à la prévention.
2. Je reste attentive à ce qui change.
Une anomalie inhabituelle du sein mérite un avis médical, quel que soit mon âge.
3. Entre 50 et 74 ans, si je n’ai ni symptôme ni risque particulier, je suis concernée tous les deux ans par le dépistage organisé.
Besoin d’être orienté ?
Pour toute question ou pour être aidé à identifier un professionnel ou une ressource sur le territoire, le GIP-RASPEG DAC-DSR Guadeloupe & Îles du Sud est joignable au 05 90 47 17 00.
À écouter dans Prenez soin de vous
Prévention et dépistage du cancer du sein
Premier épisode de Prenez soin de vous, le rendez-vous santé de Radio Massabielle et du GIP-RASPEG.
Retrouvez une nouvelle émission chaque samedi à 8h sur Radio Massabielle, 97.8 et 101.8 FM.