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Allaitement : 5 façons de soutenir une maman au quotidien
Un repas préparé, une écoute sans jugement, un relais auprès de bébé… Soutenir une maman qui allaite passe souvent par des gestes simples. L’autre parent, les grands-parents et les proches ont tous une place à prendre, dans le respect de ses besoins et de ses choix.
Cette année, la Semaine mondiale de l’allaitement maternel (SMAM), a lieu en France du 12 au 18 octobre 2026. Cette année, son thème est : « L’allaitement maternel, un tremplin pour la vie : soutenir et renforcer ce qui fonctionne ».
Pour le GIP-RASPEG DAC-DSR Guadeloupe et Îles du Sud, cette semaine est l’occasion de rappeler que le soutien à l’allaitement concerne aussi l’autre parent, les proches, les professionnels et les lieux de vie des familles. Chacun peut contribuer à un environnement qui respecte les choix des femmes et leur permet de trouver un accompagnement lorsqu’elles en ont besoin.
Pendant la grossesse et après la naissance, les conseils viennent de partout. Ils peuvent rassurer, mais aussi se contredire ou ajouter de la pression. Pour aider, il n’est pas nécessaire d’avoir soi-même allaité ni de connaître toutes les réponses.
1. Demander ce dont elle a besoin
Une maman peut souhaiter de la compagnie, du calme ou une aide pratique. Ses besoins peuvent changer d’un jour à l’autre.
Proposer une aide précise lui permet de choisir :
- « Je fais des courses. De quoi as-tu besoin ? »
- « Tu préfères que je reste un moment ou que je te laisse te reposer ? »
- « Souhaites-tu qu’on cherche ensemble une personne pour répondre à tes questions ? »
Proposer, puis respecter la réponse : c’est déjà soutenir.
2. Partager les tâches du quotidien
Préparer un repas, étendre le linge, nettoyer la cuisine ou s’occuper des aînés : ces gestes peuvent alléger la journée.
L’autre parent peut prendre en charge des tâches régulières, sans attendre qu’elles soient demandées. Les proches peuvent convenir d’une aide adaptée à leurs possibilités.
Lors d’une visite, apporter un plat et éviter de se faire recevoir peut être plus utile qu’un nouveau cadeau. L’objectif est de laisser à la maman du temps pour manger, se reposer ou prendre un moment pour elle.
3. Prendre le relais auprès de bébé
Changer une couche, porter bébé, le bercer, lui parler ou le réconforter : ces moments permettent aussi à l’autre parent de construire sa relation avec son enfant.
Un proche peut proposer un relais, en accord avec les parents et en tenant compte des besoins de bébé. Le site des 1000 premiers jours rappelle que l’autre parent peut participer de nombreuses façons aux soins et au soutien de l’allaitement.
4. Écouter sans juger ni comparer
Une maman peut être heureuse d’allaiter et trouver certains moments difficiles. Elle peut hésiter, changer d’avis ou avoir besoin d’un accompagnement.
Des phrases comme « Moi, je faisais autrement » ou « Tu devrais continuer à tout prix » peuvent fermer la discussion.
On peut plutôt dire :
- « Comment tu le vis en ce moment ? »
- « Tu souhaites que je t’écoute ou que l’on cherche une solution ? »
- « Qu’est-ce que tu aimerais pour la suite ? »
Soutenir un projet d’allaitement, c’est respecter la personne qui le porte, y compris lorsque son projet évolue.
5. Être à ses côtés face aux remarques
Dans les familles, les expériences et les habitudes autour de l’allaitement sont variées. Un conseil donné avec affection peut parfois être vécu comme une critique.
Si elle le souhaite, un proche peut aider à poser une limite :
- « Elle préfère ne pas recevoir de conseils pour le moment. »
- « Respectons son choix. »
- « Si elle a une question, elle pourra en parler avec un professionnel. »
Avant d’intervenir, demandons-lui ce qu’elle préfère. Prendre sa défense ne doit pas devenir une nouvelle manière de parler à sa place.
Quand les proches ne savent pas répondre
L’entourage n’a pas à résoudre seul les difficultés d’allaitement. Il peut aider à chercher un contact, prendre un rendez-vous ou accompagner la maman si elle le souhaite.
Les sages-femmes, les professionnels de la maternité ou de la PMI, les médecins et consultantes en lactation peuvent apporter un soutien adapté.
En cas de douleur ou de difficulté à allaiter, demander conseil à un professionnel permet de faire le point sur la situation.
Une nouvelle chaîne WhatsApp
À l’occasion de la SMAM, le Dispositif Spécifique Régional en Périnatalité du GIP-RASPEG a lancé « Autour des 1000 premiers jours », une chaîne WhatsApp destinée aux futurs parents, aux parents et à leurs proches.
Elle propose des conseils et du soutien, avant la grossesse et jusqu’aux 2 ans de bébé, ainsi que des informations sur les ressources disponibles en Guadeloupe, dans les Îles du Sud et les Îles du Nord.
Trouver du soutien sur notre territoire
Le GIP-RASPEG peut aider les familles à trouver les personnes et les structures qui pourront les accompagner, en Guadeloupe, dans les Îles du Sud et les Îles du Nord.
05 90 47 17 00
dsrperinatalite@gip-raspeg.fr